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Publié : 23 mars 2012

Les méthodes agricoles dans le pays mellois : vers une évolution plus saine.

Les méthodes agricoles ont beaucoup évolué au fil du temps pour devenir de plus en plus performantes, mais l’agriculture est souvent accusée d’être polluante et consommatrice d’énergie. La tendance est alors de plus en plus au bio ou à la limitation de l’utilisation de produits chimiques.

En quoi ces méthodes agricoles ont-elles un impact sur l’environnement ?
Nous avons contacté la chambre d’agriculture pour montrer les impacts de l’agriculture sur l’environnement.
Les méthodes agricoles ont déjà beaucoup évolué durant ces dernières décennies, les engrais organiques ont été peu à peu remplacés par les engrais chimiques (pesticides…). Mais ces derniers ont un impact sur la qualité des sols à cause de l’infiltration de ces produits chimiques dans les nappes phréatiques, provoquant la dégradation de la qualité de l’eau. Les analyses sont coûteuses, c’est pourquoi elles sont rares mais on peut néanmoins confirmer la pollution des eaux. D’après l’" Agro politique", les terres des Deux-Sèvres contiennent beaucoup de calcaire, c’est pourquoi on la surnomme "la terre rouge". On observe alors peu d’eau en surface, ce qui oblige les agriculteurs à irriguer plus fréquemment, et donc à utiliser de plus en plus d’eau.
On observe aussi dans les Deux-Sèvres que le nombre d’élevages a diminué. Cette diminution a fait place aux cultures principalement céréalières. L’aménagement des champs implique alors une modification du paysage : on coupe les haies, on défriche les arbres. Ces changements rendent alors les risques d’érosion plus imminents et peuvent empêcher la biodiversité de se développer en privant certaines espèces de leurs habitats et en empêchant la flore de croître. Le démembrement peut aussi dans certaines régions augmenter les risques d’inondations.

Quelle sont les solutions ?
L’agriculture a alors un fort impact sur notre environnement. Les agriculteurs ont donc été incités à moins polluer, notamment par la mesure mise en place en 1992 : le PMPOA (Programme des Maitrises des Origines Agricoles). Ce programme consiste à proposer une aide financière aux agriculteurs souhaitant faire des travaux, afin de mettre leur ferme aux normes.

Il y a 10 ans, le taux de cultures biologiques dans les Deux-sèvres était de 2%, il a aujourd’hui doublé. Il est dur pour les agriculteurs de s’adonner à ce type de production, car elle est plus coûteuse qu’une agriculture classique. Par conséquent il y a une augmentation du prix de ces produits, les rendant moins attractifs pour les consommateurs, diminuant leur pouvoir d’achat. Les débuts de cette pratique sont toujours difficiles car les agriculteurs n’obtiennent pas toujours des résultats de production assez satisfaisants durant les premières années de pratique. Malgré cela, les agriculteurs sont incités à produire biologique, c’est pourquoi certaines organisations leur proposent des aides. Par conséquent, c’est pour cela que certains agriculteurs passent au bio.

L’exportation :
Les Deux Sèvres exportent beaucoup vers le port de la Rochelle (viande bovines, céréales). Afin de limiter la pollution de la planète, les acheteurs sont incités à acheter local. La création de coopératives, la vente directe, le commerce équitable sont des méthodes mises en place pour répondre à la crise économique agricole et respecter l’environnement.
 

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